MAIRIE DE NAUJAC-SUR-MER

INFORMATIONS OFFICIELLES DE LA MUNICIPALITE

20 février 2008

DES NAUJACAIS EN BELGIQUE

DEUX PEINTRES ET UN POETE NAUJACAIS EXPOSENT EN BELGIQUE

des tableaux de Gérald TRON et de Martine VAN WAGENINGEN

avec des poèmes de Gérard LIBERT

sur les murs de la Halle aux Blés à Durbuy

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08 février 2008

LES LIEUX-DITS

LAMBROISE

ILS NOUS ONT « SUCRE » LAMBROISE !

           Je suis furieux parce que j’espérais que « nos vertes campagnes », à l’abri de l’hystérie citadine, échapperaient encore pour quelques années au phénomène de dé-civilisation. C’est le philosophe Alain Finkielkraut qui a inventé ce terme. Ma colère est née parce qu’ils nous ont « sucré » Lambroise. Nom de lieu disparu au champ d’horreur du nouveau classement des voies communales. Effacé Lambroise ! Mais savez-vous d’où vient ce nom ? Il vient du vieux français lambrusque qui désignait une vigne sauvage. On le trouve, entre autres, dans un poème de Ronsard (1524-1585) : Le bel aubépin. Vous rendez-vous compte qu’on supprime de la toponymie de notre village une référence historico-culturelle qui n’a pas de prix ? C’est un peu comme si l’on avait jeté La Joconde dans les poubelles du Smicotom.

Vous pensez : Il est « louf »ce type ! Que nenni. Vous savez, les jeunes dits « des banlieues », s’ils commettent des incivilités c’est qu’ils sont dé-civilisés parce qu’on ne leur a pas transmis l’essentiel, à savoir une culture. Attention, la culture ce n’est pas qu’un « grand machin intellectuel »  asphyxié sous la poussière des musées ou des bibliothèques, c’est un processus d’identification à un passé, à une mémoire, à un système de valeurs, à des traditions qui font partie intégrante de notre identité. C’est la « parole de nos pères » dans laquelle nous nous reconnaissons, aussi naturellement que nous reconnaissons notre image dans le miroir. Voilà pourquoi Lambroise faisait partie de notre patrimoine culturel, parce qu’il avait un sens historique en véhiculant un peu de la mémoire des ancêtres. Oui, je suis furieux qu’on n’ait pas retenu (comme noms de rues) des noms  qui avaient, outre leur suave parfum occitan, leur justification géographique. Des noms comme l’Aygue Bonne (la bonne eau), Pey Bruga (la butte aux bruyères), Pasturon (les pâturages), le Sorlut (la boue, le limon), les Apieys (les puits), le Barenat (le creux humide), Poumeyrette (lieu planté de pommiers), Verdolet (lieu où poussent les vergnes)…...et tant d’autres qui seront rayés de la toponymie communale comme une amputation d’une partie de notre identité et de nos racines. Une confiscation de l’héritage à transmettre aux générations montantes.

Je dis cela avec d’autant plus de liberté que je ne suis pas natif de Naujac. Je ne suis pas un vrai Naujacais comme me le reprochent certains, je suis issu de l’immigration bordelaise dans les années 80. Je le dis parce que je suis un amoureux de la langue française et que j’ai gagné ma vie en tant que « passeur » entre les générations, c’est à dire enseignant. Alors quand je lis dans le Lien sous la plume de l’auteur des « News » ! ! (ça fait toujours bien un anglicisme même si on ne parle pas l’anglais) : « Quelques-uns voient avec mélancolie disparaître les lieux-dits souvenirs du passé », permettez-moi de répondre à cette angélique niaiserie que le préjudice est bien plus important que ça.

De furieux, je me suis retrouvé affligé par le triste spectacle que nous a donné la municipalité aux vœux de 2008. Là aussi, la dé-civilisation a montré qu’elle poussait ses pernicieux effets jusque dans notre petit village. Et ce n’étaient pas là des jeunes des cités qui ont fait preuve d’incivilité, c’étaient des adultes, soi-disant responsables, en enchaînant des discours haineux et vindicatifs en guise de vœux de bonheur. Paroles et attitudes qui étaient autant de variations sur le thème majeur de la soirée : Naujac appartient à une famille et à un clan et quiconque cherche à rétablir le libre jeu démocratique est un usurpateur. Pitoyable accrochage à un pouvoir et aux avantages qu’il procure. Et, cerise sur le gâteau empoisonné de la dé-civilisation, on a même eu droit à  un début d’agression physique. Etait-on à Sarcelles ou à Villiers-le-Bel ? Non, juste à Naujac, paisible petit village rural et médocain. Je me suis rassuré en regagnant mes pénates. Sous la lune, le calme régnait.

C’est égal, ils nous ont quand même « sucré » Lambroise !

Gérard Libert

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06 février 2008

ADMINISTRATION DE LA COMMUNE

JAMAIS SANS LES AUTRES

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          La gestion de la commune est une affaire d’équipe. Ce n’est pas une formule, c’est une réalité incontournable. Certes, on met toujours en exergue la fonction de maire à laquelle restent attachés certains pouvoirs et surtout de lourdes responsabilités, responsabilités administratives mais aussi pénales dans les situations exceptionnelles. Mais dans la vie ordinaire d’un conseil, le maire est investi d’autres responsabilités, moins codifiées, plus implicites, mais tout aussi primordiales. Si l’administration de la cité est affaire d’équipe, le maire est  chargé d’en maintenir la cohérence et la cohésion.

 

  Il est souhaitable que dans une équipe municipale, la diversité et la multiplicité des compétences et des expériences recouvrent tous les aspects de la vie communale. Le potentiel ainsi réuni doit ensuite, pour être fonctionnel et efficace, s’articuler dans la cohérence, définie par la poursuite d’objectifs communs acceptés par tous après débat,  et dans la cohésion, à savoir la mise en commun coordonnée des moyens pour atteindre lesdits objectifs. Si les instrumentistes connaissent leur partition et que le chef d’orchestre dirige avec précision, c’est la musique qui triomphe.

 

  Diversité des compétences mais aussi diversité des opinions, des sensibilités, des regards qu’on porte sur la société et sur la vie. Cela ne doit pas constituer un obstacle dans le fonctionnement collectif. Il y a des références majeures susceptibles, en dernier recours, de rallier les adhésions. L’idée supérieure de l’intérêt commun, la garantie de la conviction démocratique qui implique la reconnaissance de l’autre et le respect de ses idées. On a besoin, sur la plupart des questions qui se posent, de plusieurs avis, le débat ne peut qu’enrichir la démarche et sécuriser la décision. Décision qui se voudra la meilleure possible dans les limites du réalisable car il y a des limites à cette quête du meilleur des mondes, ne serait-ce que des limites financières. Les divergences de points de vue sont inévitables et il ne faut surtout pas les éviter car c’est de  la résolution de ce « conflit d’opinion » que naîtra la solution la plus viable ou la plus juste. Car toutes les options possibles auront été passées au crible. Il en restera, sinon des pépites, une idée raisonnablement applicable. Et peut-être quelque chose de moins matériellement appréhendable mais de non moins précieux qu’on appelle un consensus. Indice de la bonne santé d’une équipe.

 

  Et que dire quand l’équipe municipale est composée pour partie de gens qui ont été élus sur des options différentes ? Des gens « d’une autre liste » pour ne pas remâcher indéfiniment le terme d’opposition. L’intérêt de la commune- car ces élus ont probablement des compétences – et l’observance démocratique veulent que leur intégration et leur participation au travail du collectif soient facilitées et sollicitées . C’est au maire à faire ce travail d’intégration et de coordination. Il doit transformer en forces vives ce qui risque de se muer en opposition stérile et contre-productive. La gestion de la commune est l’affaire de tous les élus sans exception, auxquels pourront même s’adjoindre quelques bonnes volontés citoyennes.

 

  Une équipe élargie dont le travail devrait concerner l’ensemble des administrés, notamment à travers les associations. Une équipe faisant face aux nécessités du présent sans oublier de ménager l’avenir, en ouvrant des voies que les jeunes d’aujourd’hui pourront suivre demain.

                    Jean-Bernard DUFOURD

 

Posté par naujac à 16:43 - ELECTIONS MUNICIPALES 2008 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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